LaraMag - Hệ thống Tin tức / Tạp chí Laravel Đa ngôn ngữ

collapse
...
Trang chủ / Middle east / Netanyahu affirme que la guerre américano-israélienne contre l'Iran n'est « pas terminée »

Netanyahu affirme que la guerre américano-israélienne contre l'Iran n'est « pas terminée »

Th05 10, 2026  Elias Ntezimana  32 lượt xem
Netanyahu affirme que la guerre américano-israélienne contre l'Iran n'est « pas terminée »

Un mois après le cessez-le-feu du 8 avril, Netanyahu déclare à CBS que la campagne militaire contre Téhéran reprendra si l'uranium enrichi n'est pas retiré du sol iranien.

Benjamin Netanyahu choisit ses mots, et il choisit sa chaîne. Dimanche, dans l’émission américaine 60 Minutes , le Premier ministre israélien livre un message qui contredit la lecture officielle d’un cessez-le-feu signé un mois plus tôt. « Je pense que cela a accompli énormément de choses, mais ce n’est pas terminé » , dit-il. La guerre contre l’Iran n’est pas finie. Elle est suspendue.

 

L’arrêt des combats remonte au 8 avril 2026 . Une trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran, négociée à la dernière minute grâce à la médiation du Pakistan de Shehbaz Sharif , puis prolongée sine die le 21 avril par Donald Trump . L’Iran s’est engagé à rouvrir le détroit d’Ormuz et a abandonné ses préconditions sur la levée des sanctions, la compensation et un cessez-le-feu au Liban . Sur le papier, c’est une capitulation diplomatique. Sur le terrain, Netanyahu prévient que rien n’est réglé.

Trois conditions, une ligne rouge

Netanyahu énumère trois objectifs non atteints. D’abord, l’uranium enrichi qui se trouve encore sur le sol iranien et « devait encore être retiré du pays » . Ensuite, certains sites d’enrichissement nucléaire « doivent également être détruits » . Enfin, Téhéran continue de soutenir ses groupes alliés et son programme de missiles balistiques .

Dans une déclaration vidéo séparée , Netanyahu durcit le ton: « Nous les avons frappés, mais nous avons encore du travail » . Et plus loin: « all of the enriched material will be removed from Iran. It will be removed either by agreement or through resumed fighting » . Le retrait se fera par accord ou par les armes. Il n’y a pas de troisième option.

Le retrait par la force, ou la rhétorique de l’impossible

La question du journaliste de CBS porte sur la possibilité d’aller chercher physiquement l’uranium enrichi en Iran. Réponse de Netanyahu: « Vous entrez et vous le prenez. Pourquoi pas? » . Une phrase de huit mots qui décrit une opération de commando héliporté contre une puissance régionale. Le Premier ministre refuse de commenter les capacités militaires israéliennes ou américaines , mais l’option n’est pas écartée.

Entre la rhétorique et la capacité opérationnelle, le fossé est immense. Selon plusieurs sources, on se souvient de l’opération Opéra contre le réacteur Osirak en Irak en 1981: huit F-16 israéliens, une cible unique, en surface, à portée. On se souvient aussi de l’opération Orchard contre le réacteur syrien d’Al-Kibar en 2007: un site, une frappe aérienne, un secret tenu pendant des années. Aucun de ces précédents ne ressemble à ce que décrit Netanyahu. L’uranium enrichi iranien, selon les sources publiques disponibles avant la guerre, était dispersé entre Fordo, Natanz, Ispahan et plusieurs sites secondaires, dont certains enfouis sous des centaines de mètres de roche. « Entrer et le prendre » ne désigne aucun scénario militaire connu: ni frappe aérienne, ni raid de commandos n’ont jamais permis l’extraction physique de matière fissile sur un territoire hostile.

Le seul précédent évoqué de retrait effectif d’uranium enrichi sous pression militaire reste celui de la Libye au début des années 2000, où le régime de Tripoli avait accepté l’évacuation de son stock vers les États-Unis après l’invasion de l’Irak. La pression était militaire, mais le démantèlement fut négocié et volontaire. Rien à voir avec ce que Netanyahu envisage à voix haute sur CBS.

L’arithmétique nucléaire

Pourquoi cet acharnement sur l’uranium? Parce que les chiffres rendus publics par l’envoyé spécial américain steve witkoff sont vertigineux. Selon les négociateurs iraniens eux-mêmes, le régime aurait enrichi suffisamment d’uranium pour « atteindre un niveau leur permettant de fabriquer onze bombes nucléaires » . Onze. Et ce stock, selon Netanyahu, n’a pas été détruit pendant la guerre. Il a été dispersé.

L’opération militaire conjointe lancée le 28 février 2026 - operation lion rigissant côté israélien , opération « Fureur épique » côté américain - revendique la destruction d’infrastructures nucléaires étendues et d’usines de centrifugeuses . Israël affirme avoir éliminé huit scientifiques nucléaires travaillant sur la militarisation. Mais Netanyahu lui-même admet: « Nous avons fortement dégradé une grande partie de leur programme, mais tout cela existe encore » .

L’aveu est net. Six semaines de campagne militaire conjointe , premier engagement de cette ampleur entre Israël et les États-Unis dans l’histoire, et l’objectif central - empêcher l’Iran de produire la bombe - n’est pas atteint.

Le droit international, grand absent du débat

Cette campagne militaire s’est déroulée largement en dehors du cadre juridique international qu’elle prétendait pourtant défendre. Selon plusieurs sources, l’article 51 de la Charte des Nations unies n’autorise le recours à la force qu’en cas de légitime défense face à une agression armée effective; la doctrine de la défense préventive contre un programme nucléaire en cours de développement reste contestée en droit international. Le 28 février 2026 , jour du déclenchement de la guerre, le secrétaire général des Nations unies António Guterres avait rappelé devant le Conseil de sécurité que « tous les Membres s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État » .

Selon plusieurs sources, le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) prévoit en son article VI une obligation de désarmement et un droit à l’usage civil de l’énergie nucléaire, et la résolution 2231 du Conseil de sécurité, adoptée en 2015, encadrait précisément les seuils d’enrichissement autorisés à Téhéran dans le cadre de l’accord de Vienne. Aucune des résolutions du Conseil de sécurité n’a été invoquée pour autoriser la frappe préventive de février, et aucune procédure de notification au titre du TNP n’a accompagné l’opération. Quand Netanyahu menace désormais d’aller « prendre » l’uranium enrichi en territoire iranien, il s’aventure sur un terrain juridique encore plus exposé.

L’angle mort: la guerre a peut-être accéléré ce qu’elle voulait empêcher

Tout le récit officiel israélien repose sur une affirmation: sans frappes, l’Iran aurait obtenu la bombe. « L’Iran disposerait déjà de l’arme nucléaire » , répète Netanyahu. C’est invérifiable, et c’est le contraire de ce qu’avancent certains analystes israéliens du dossier.

Danny Citrinowicz , qui a dirigé la branche iranienne de la Division de la recherche et de l’analyse de l’agence de renseignement militaire israélienne, aujourd’hui chercheur senior à l’INSS de Tel Aviv , avance la thèse inverse. « Les chances de renverser le régime sont minces, et en menant une action militaire, on pousse les Iraniens à franchir le Rubicon sur le dossier nucléaire » , dit-il. Et plus glaçant encore: « C’est ce que je crains: que cette guerre n’empêche pas l’Iran de se doter de la bombe, mais qu’elle accélère au contraire ses plans » .

Le scénario qu’il décrit s’est déjà partiellement réalisé. Après les frappes, Ali Khamenei - guide suprême ayant prononcé en 2005 une fatwa interdisant les armes nucléaires - a ordonné à ses négociateurs de continuer à insister pour conserver le droit d’enrichir . Khamenei est mort pendant le conflit. Le pays est désormais dirigé par son fils Mojtaba , « déterminé à venger la mort des membres de sa famille ». Ce qui était une fatwa religieuse interdisant la bombe est devenu une vendetta personnelle.

Citrinowicz résume le dilemme: « un accord empêche les Iraniens de se doter de la bombe, mais renforce le régime, tandis qu'[une frappe militaire] affaiblit le régime, mais renforce sa [détermination] à se doter de la bombe » .


Chia sẻ:

Để lại bình luận

Địa chỉ email của bạn sẽ không được công khai. Các trường bắt buộc được đánh dấu *

Trải nghiệm của bạn trên trang web này sẽ được cải thiện bằng cách cho phép cookie Chính sách Cookie